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La compétitivité est-elle mesurable ? La compétitivité de lentreprise peut être mesurée à divers niveaux : technique et technologique, marketing et commercial, humain et social, comptable et financier, de la recherche et développement, de l'organisation et de la structure... etc. Prenons, par exemple la variable "marketing". On peut avoir une démarche marketing en dehors de l'approche classique du mixage des 4 P. La stratégie marketing pourrait adopter d'autres formes de positionnement et de segmentation sans avoir à s'arrêter longtemps au niveau du mix.La concurrence en assurance, à titre d'exemple, relève plutôt du symbolique (communication) étant donné que les prix sont les mêmes à cause du "monopole" de fait malgré la multitude des compagnies. Dans certains cas, une activité peut être extrêmement rentable pour des raisons purement mécaniques. Le marché est protégé, en fait ou en droit (secteur bancaire, en particulier). Cette "cartellisation" (entente sur les prix) fait donc appel à d'autres arguments marketing où la variable prix du "mix" n'est plus de mise. Restent les autres variable : produit (différenciation ), distribution (Service Après Vente ), et communication (média et surtout hors-média).Les auteurs mettent l'accent sur le Contrôle de Gestion et le management participatif. Le marketing (market, marché ) reste le début (en amont, collecte d'information et construction d'un Système d'Information Marketing) et la finalité (en aval, écoulement du produit, prise de part de marché, pérennité de l'entreprise, croissance ). Ces aspects sont relégués à cause d'une vision "financiériste" au bénéfice d'une démarche qui place d'autres variable au plan stratégique alors que d'autres pourraient lui en reprocher l'avatar qui consiste à prétendre que "les fonctions financières ne sont en fait que mécaniques, "historiennes" et non prospectivistes", malgré le jeu "trop peu prévisionnel" des"sacrés" tableaux de bord, somme toute trop "fictionnel" : constat de la situation financière et comptable (relevé historique, projectiviste, extrapolationniste, profitant d'actions pratique, courageusement engageantes par une force de vente et pour d'"autres"(GRH) qui se bataillent quotidiennement sur un marché âprement concurrentiel et perpétuellement mouvant). Qui a dit que le benchmarking n'est pas créatif ? Or, voilà qu'on est encore au début d'une autre polémique du genre "qui précède quoi ?" Est-ce un faux débat ? L'on rappellera certaines élémentarités systémiques : L'Entreprise est un groupement humain organisé en structures, organigrammes, méthodes de travail, gestion des ressources humaines...etc. : c'est donc un système dirigé. Elle a une mission, une finalité : c'est un système finalisé. Enfin l'entreprise est un système. L'approche systémique de l'Entreprise repose sur la théorie des systèmes (du biologiste américain Van Bertalanffy) -encore dactualité- essayait d'expliquer le fonctionnement de certains phénomènes biologiques complexes en tenant compte des relations entre éléments. Un système peut être défini comme un ensemble d'éléments qui forment un tout et qui sont en interaction. Selon Churchman, "un système est un ensemble de parties coordonnées en vue d'accomplir un ensemble de buts". Dans un système circulent des flux au moyen de réseaux de communication. Pour ceci, et d'après J. de Rosnay(), l'analyse systémique doit "permettre d'organiser les connaissances en vue d'une plus grande efficacité de l'action". Non, l'entreprise n'est pas un lieu d'expérimentation intellectualiste par affinité à telle ou telle fonction (financière, GRH, stratégique, commerciale, marketing, logistique, technique .). C'est -et au risque de se répéter- bel et bien un SYSTEME : Si jamais un élément manque au chaînon, il n'y aura ni compétitivité, ni pérennité, ni survie même de ce projet social qu'est l'entreprise, et auquel cas, on retrouvera les managers se précipiter aux guichets pour convertir leur capitaux en Epargne sûre et rassurante. |
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